Quand j’étais petite, mes rêves m’emportaient au loin pour découvrir les océans et des lieux reculés. Avec mes jumelles dans une main, ma lampe de poche dans l’autre, des fraises tagada faisant office de dynamite dans mon sac, j’avais l’équipement nécessaire pour fouler l’herbe et explorer le monde.

Mon lit se transformait en bateau pirate, la baignoire servait de raccourci pour atteindre la mer, le portique prenait des allures de pont suspendu, le jardin devenait un paradis sans fin pour mon imagination. J’aspirais au voyage, aux rencontres et j’espérais que ma vie m’apporterait la liberté de réaliser ce souhait.

A six ans, les yeux pétillants, les cheveux bouclés et décoiffés, l’origine de mon questionnement sur mon identité commença… BOCHIALKI ou les rencontres en chemin, est un projet qui porte, aussi, en lui cette quête de soi.

BOCHIALKI, c’est également, le moyen de réunir mon côté créatif (ma passion pour la photographie et mes essais vidéos) à un sujet qui a pris une grande place dans mon quotidien : le(s) changement(s) climatique(s).

 

Ces quatre dernières années, j’ai eu la chance d’intégrer une équipe de recherche qui analyse les enjeux économiques des politiques liées au(x) changement(s) climatique(s). Un peu comme une éponge, cet univers professionnel m’a permis d’absorber des connaissances, de découvrir ce vaste enjeu mondial et d’en appréhender sa complexité tant par la diversité de ses impacts que son universalité.

Marion.

J’ai débuté l’année 2017 à Buenos Aires dans cette ville inconnue, avec la ferme intention d’être plus courageuse, d’essayer de nouvelles choses mais également, d’apprendre plus sur qui je suis et ce qui me fait vibrer.

 

L’année précédente, je quittai mon emploi dans une grande entreprise. J’y avais travailler trois ans et demi en tant que chef de projets dans le marketing, renonçant à celui-ci pour commencer un volontariat à Cochabamba. Ce fut le premier pas en dehors de ma zone de confort…

 

Avant l’immersion dans l’inconnue, je souhaitais raviver mon espagnol poussiéreux et débutai des cours dans une école de langue. Ici, mon chemin croisa celui de Marion et de Bochialki. Avec ses cheveux bouclés et son air avenant, j’ai pensé : pour sûre, cette femme a une histoire intéressante. Cela s’est avéré vrai ! Peu de temps après, nous avons décidé de travailler ensemble et de réaliser une courte vidéo sur la Fondation FUNDARE dans laquelle je travaillais en Bolivie.

 

Je fus impressionnée par le projet BOCHIALKI et l’intention de Marion de combiner ses deux passions : la photographie et les changements climatiques. Bien que j’eusse peu de connaissances sur ces sujets, je lui proposais mes compétences en marketing et mon temps pour l’aider. Depuis, je n’ai pas seulement appris sur les enjeux climatiques mais, j’ai également rencontré des personnes très inspirantes qui m’ont aidé à ouvrir les yeux de différentes façons. Parfois, j’ai du mal à réaliser la chance que j’ai de pouvoir voyager, interviewer des experts, travailler sur un projet dans lequel je crois sincèrement et de faire le tout avec une belle personne telle que Marion.

 

Desirée.