ou les rencontres
en chemin

Les petits pas

August 23, 2017

 Un GPS qui vous situe au beau milieu d’un étang, pas de signal sur votre portable, dans la boîte à gangs une carte routière poussiéreuse et devant vous un croisement sans panneau. Ça fait, de toute façon, bien longtemps que vous avez quitté la départementale D71A, et ces sentiers terreux ne semblent être indiqués nulle part…

 

Après les cris contre « le pourquoi du comment que ça se fait que tout beug cimer la technologie de m*** ! », vous sortez de la voiture, vous respirez un bon coup, puis vous faites la chose qui est là, en vous, tout au fond…

Vous suivez votre intuition.

 

On va dire que c’est un petit remix de cet épisode que j’ai vécu ces derniers mois. Le retour prématuré sur le sol natal a engendré un questionnement sur la suite de Bochialki. Les méandres ont oscillé entre :

 

  •  suivre l’autoroute toute bien tracée. Autoroute que je définis par « va chercher ta stabilité dans les slashs boulot/maison/mec/labrador ». Oui bien entendu c’est un gigantesque stéréotype, mais c’est cette pression sociale que je ressentais… Ou bien tout simplement, mon propre jugement de ce que j’identifiais comme une pression sociale ?

  • continuer la route Bochialki avec devant soi un horizon infini mais un premier pas qui s’annonçait un peu obscure.

 

Les oscillations-montagnes russes ont duré pendant un certain temps. Je connaissais la réponse à cette question mais, j’avais peur de ce choix. Le côté rationnel, mon auto-jugement et le creux ressenti dans l’estomac m’incitaient à finir mon projet après le Kirghizistan et commencer une recherche d’emploi.

Mon cœur, lui, m’encourageait à continuer même si demain était inconnu.

 

Puis, je me suis rappelée d’une discussion téléphonique avec Clémence, avant mon départ. Elle me disait           « Je pense que Bochialki ne doit pas avoir de date de fin défini à l’avance. Tu dois te donner le temps nécessaire. S’il a besoin de neuf mois, c’est bien. Mais si c’est plus, tu prendras ce temps. Ne lui met pas de limite ».

 

Alors, avec timidité au début, puis avec de plus en plus de force, j’ai décidé de continuer et d’avancer. C’est ce que j’avais commencé à vous expliquer, ici, il y a quelques semaines.

 

« Suivre ses intuitions »

 

J’ai contacté les personnes que je rêvais de rencontrer ici en France ou au Kirghizistan. Pas à pas, le chemin est en train de prendre forme.

 

Au Kirghizistan, nous allons rencontrer l’association franco-kirghize d’ecotourisme et espérons pouvoir en savoir plus sur le projet qu’ils mènent pour protéger une des plus grandes forêts de la capitale. Je dis « nous » parce que j’y serai avec mon amie Désirée que j’ai rencontré en Bolivie. Nous avons travaillé ensemble sur la vidéo de Fundare.

 

Ces derniers jours, j’ai reçu plusieurs réponses positives d’associations kirghizes qui agissent pour la protection de l’environnement là-bas, mettent en place des actions pour lutter contre le changement climatique, préserver les traditions tout en développant une économie durable pour les kirghizes.

 

Et pour ici, les bouteilles lancées commencent à revenir au port.

 

Durant le mois d’octobre, j’irai à la rencontre d’une ferme en permaculture qui a aussi son centre de formation et son petit laboratoire. Egalement, j’irai rencontrer une journaliste-écrivaine qui travaille sur le savoir des peuples racines et tentent de nous transmettre leurs leçons pour que nous réapprenions à nous responsabiliser face à notre terre mère et que nous nous reconnections à elle.

 

Si tout va bien, je rencontrerai aussi une photographe qui a vécu avec de nombreux peuples racines,               tribus « en voie de disparition » face au monde actuel et aux changements climatiques. J’espère aussi pouvoir poursuivre les discussions sur la thématique de l’écologie et de la spiritualité et passer un peu de temps au sein d’un groupe d’amis qui ont décidé de vivre ensemble et de renouer avec la terre.

 

Début novembre, c'est au Sahara que je me rendrai pour découvrir le travail de Byron Katie sur la déconstruction de la pensée ainsi que de passer une semaine avec une caravane de Bédouins. 

 

D'autres missives vont partir ces prochains jours. Mais si vous avez des idées ou des contacts, n'hésitez pas.

 

Je garde en tête cette phrase « On est agit plus qu’on agit ». Je me dis que pour dessiner son chemin, la quête intérieure, la motivation et l'amour sont des ressources inépuisables.

 

 

 

 

 

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