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Comment le tourisme soutient les communautés locales et la Nature

November 10, 2017

 

Je me rappellerai toujours des familles qui nous ont hébergées durant notre voyage au Kirghizistan. L’hospitalité fait partie intégrante de leur ADN, ainsi il n’est pas surprenant qu’un séjour en famille kirghize prenne une tournure magique.

 

Une fois, nous revenions d’une journée mémorable et épuisante aux sources d’eaux chaudes d’Altyn-Arashan. Nous avons été accueillis par la petite fille de deux ans, criant de toutes ses forces « Ata, Ata… » (papa, papa) et courant vers son père pour lui offrir ses bras et le recevoir avec de la joie pure. Il fut notre guide pour la journée et rentra à la maison avec nous.

 

La meilleure nourriture kirghize que nous avons goutée fut celle cuisinée par la mère de Micha, habitant à Tamga sur la rive sud du lac Issyk-köl. Nous n’arrêtions pas de lui dire qu’il fallait qu’elle ouvre un restaurant. Ses repas étaient le temps fort de nos journées passées avec eux.

 

Toutes ces expériences uniques furent rendues possible grâce à des agences comme celle de l’organisation de tourisme communautaire kirghize (KCBT).

 

Une organisation décentralisée : le noyau dur de KCBT

KCBT est une association parapluie avec 15 communautés (les CBT groups) dans le pays. L’office central est situé dans la capital, à Bishkek, où nous avons rencontré Aïsha, la responsable marketing de KCBT. Elle nous a expliqué que KCBT fut fondé par l’organisation suisse HELEVETAS. En regardant la structure même de KCBT, ce n’est pas très surprenant. Comme le système fédéral helvétique, l’organisation de KCBT est décentralisée. En effet, les communautés locales ont un contrôle et une implication substantielle dans leur développement et leur gestion propre. De plus, les bénéfices financiers restent au sein de la communauté. Ils les utilisent pour améliorer leurs conditions de vie, construire des infrastructures et protéger leur héritage culturel et naturel.

 

Une fois par an, une rencontre générale a lieu durant laquelle tous les groupes CBT se retrouvent, échangent sur leur expérience et leur connaissance et planifient l’année prochaine. L’office centrale est aussi responsable des activités de marketing et de représentation des intérêts des groupes CBT durant les négociations avec le gouvernement. De plus, ils organisent les formations et les voyages d’études pour les groupes locaux sur des sujets tels que le commerce, la protection environnementale, l’écologie, la préservation de leur héritage.

 

 

Responsable face à la Nature

Un autre principe fondamental de KCBT qui le fait sortir du lot est qu’ils suivent des principes strictes d’écotourisme. Prenant conscience que la nature est un cadeau précieux pour le Kirghizistan, il est essentiel de la préserver comme nous dit Hayat. Nous l’avons rencontré à Arslanbob, village dans lequel il gère le groupe CBT. Hayat est un homme dynamique aux nombreuses idées et à la volonté de fer pour les réaliser. Soutenu par l’office central, il est à l’origine des journées de nettoyage régionales organisées avec des écoles pour nettoyer les alentours. Il rédige aussi des propositions au gouvernement local, espérant qu’ils accepteront leurs responsabilités face à la Nature. Grâce à des personnes telles qu’Hayat, la population prend progressivement conscience et leur permet de défendre leurs croyances et leurs coutumes traditionnelles.

 

Ce que j’ai aimé le plus de KCBT c’est leur engagement auprès des communautés locales. Leur connexion à la nature et leurs coutumes sont fortement appréciées. L’objectif de l’organisation est d’assurer que les zones rurales puissent se développer à leur propre rythme et selon leurs propres règles.

 

 

 

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